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De Bordj Ghdir à l’intelligence artificielle : le parcours exceptionnel du Dr Malek Bouallam

Entretien exclusif avec le Dr Malek Bouallam — Recherche scientifique, intelligence artificielle, données et avenir de l’Algérie

À une époque où « l’informatique » en Algérie n’était qu’un nouvel horizon exploré par quelques-uns, le Dr Malek Bouallam a choisi de relever très tôt le défi, dès les années 1980. Il est parti de Bordj Ghdir pour entreprendre un parcours scientifique et de recherche exceptionnel à travers de grands environnements académiques et industriels en France et aux États-Unis, depuis ses recherches doctorales avancées en traitement automatique du langage naturel et en traduction automatique en 1993, jusqu’à la conduite de stratégies de recherche au sein du groupe mondial « Orange » et de l’INRIA.

Dans cet entretien approfondi réalisé par M. Belkacem Djebbar, le Dr Malek Bouallam ouvre les dossiers de son parcours et établit un diagnostic précis de la réalité et de l’avenir de l’intelligence artificielle en Algérie, entre l’enjeu des données et l’importance d’une solide formation théorique.

Les débuts et la passion précoce

El Bibane TV (Belkacem Djebbar) : Docteur Malek, dans les années 1980, l’informatique était un domaine nouveau en Algérie et les opportunités disponibles ne ressemblaient pas à celles d’aujourd’hui. Qu’est-ce qui vous a attiré vers cette spécialité à cette époque ?

R. Dr Malek Bouallam : Cela était motivé par une vision à long terme et par une conviction profonde qu’il s’agissait d’un domaine extrêmement prometteur qui portait l’avenir en lui.

El Bibane TV : Lorsque vous avez choisi l’informatique, aviez-vous conscience que vous vous dirigiez vers un domaine qui allait devenir plus tard la base d’une révolution technologique mondiale ?

R. Malek Bouallam : Oui, j’avais le même sentiment et la même vision concernant le caractère prometteur du domaine et son importance future.

El Bibane TV : En 1993, vous avez soutenu votre doctorat en informatique et vous vous êtes spécialisé dans le traitement automatique du langage naturel et la traduction automatique. Quel problème scientifique cherchiez-vous à résoudre à cette époque ?

R. Malek Bouallam : À cette époque, les systèmes de traduction automatique des première et deuxième générations n’obtenaient pas de bons résultats. J’ai travaillé à la conception et à la mise en œuvre d’un système de traduction de troisième génération fondé sur la sémantique du langage naturel. La recherche reposait sur un modèle intermédiaire (Pivot) ou une langue intermédiaire (Interlingua), et la validité du système a été vérifiée à travers son application à la traduction entre le français et l’arabe, ainsi qu’entre le français et le chinois.

Transformations technologiques et parcours de recherche scientifique

El Bibane TV : Vous avez travaillé sur le traitement automatique du langage naturel il y a plus de trois décennies. Aujourd’hui, ChatGPT et les modèles de langage font partie de la vie quotidienne. Du point de vue d’un chercheur, qu’est-ce qui a réellement changé entre hier et aujourd’hui ?

R. Malek Bouallam : Bien que les fondements théoriques qui orientent le traitement automatique du langage naturel et l’intelligence artificielle n’aient pas fondamentalement changé et soient restés très proches entre hier et aujourd’hui, la véritable transformation réside dans le succès immense et sans précédent qu’ont connu les applications pratiques dans notre vie quotidienne.

Nous sommes passés à un environnement opérationnel intégré qui connaît un essor dans les systèmes de traduction automatique, les moteurs de recherche, les technologies de reconnaissance automatique de la parole, la génération de la voix et les agents conversationnels intelligents, comme le modèle « ChatGPT », sans oublier les outils de résumé automatique des textes et des conversations téléphoniques, ainsi que les systèmes d’analyse des sentiments et des opinions.

Cependant, il convient de souligner que l’application de l’intelligence artificielle dans d’autres secteurs tels que la médecine, la construction et l’agriculture reste plus complexe et plus difficile en termes de mise en œuvre sur le terrain, comparativement aux applications linguistiques.

El Bibane TV : Vous avez traversé au cours de votre parcours d’importants environnements de recherche et universitaires en France, notamment l’INRIA. Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ? Et l’environnement de recherche est-il réellement capable de former un grand scientifique, ou le scientifique peut-il réussir quel que soit son environnement ?

R. Malek Bouallam : Après « Orange Innovation », le centre INRIA est considéré comme le meilleur centre de recherche en Europe. L’importance de l’environnement de recherche qui y existe réside dans les excellentes conditions de travail et dans un haut niveau de préparation ; le chercheur est ainsi libéré des charges et des préoccupations de la vie quotidienne, ce qui lui permet de se concentrer pleinement et totalement sur ses recherches et ses réalisations scientifiques.

El Bibane TV : Vous avez vécu une expérience de recherche aux États-Unis à la fin des années 1990. Qu’avez-vous trouvé dans l’environnement scientifique américain qui était différent de l’expérience française ?

R. Malek Bouallam : La politique scientifique aux États-Unis repose sur le principe de la prise de risque (Risk-taking) ; elle fournit aux chercheurs tout ce dont ils ont besoin pour réaliser leurs projets et concrétiser leurs idées.

Si les efforts aboutissent au succès, tout le monde est gagnant. En revanche, en cas d’échec, celui-ci est considéré comme faisant partie des règles du jeu et comme un risque acceptable.

L’environnement de recherche là-bas se caractérise également par une grande mobilité et une grande circulation, car il est rare qu’un chercheur reste au même endroit pendant plus de cinq ans.

El Bibane TV : Après le travail académique et la recherche universitaire, vous êtes passé au monde de l’innovation et de l’industrie avec Orange. Quelle est la différence entre la production de connaissances à l’intérieur du laboratoire et leur transformation en solutions que les gens peuvent utiliser ?

R. Malek Bouallam : Chez « Orange », les recherches doivent nécessairement aboutir à des résultats concrets et à des outils réellement utilisables. Les projets de recherche y font l’objet d’une supervision précise et rigoureuse, avec la définition de cadres temporels, de livrables et de résultats déterminés.

Plus important encore, aucun projet de recherche ne peut être lancé avant d’avoir démontré au préalable sa pertinence économique et financière.

El Bibane TV : Au début de votre parcours, vous avez obtenu une reconnaissance scientifique en France. Que représentait cette reconnaissance pour vous à cette étape, et a-t-elle influencé vos choix et votre parcours ultérieur ?

R. Dr Malek Bouallam : En Europe et aux États-Unis, le travail sérieux porte toujours ses fruits (« Le travail paye toujours »). Il existe toujours une appréciation et une reconnaissance scientifique qui poussent le chercheur à aller de l’avant et à réaliser davantage.

El Bibane TV : Après plus de trois décennies dans la recherche et la technologie, la science représente-t-elle toujours pour vous une passion, ou est-elle devenue une responsabilité ?

R. Dr Malek Bouallam : Depuis quelques années, je travaille à l’élaboration de la stratégie de recherche afin de déterminer les axes futurs prometteurs, en plus de représenter la société « Orange » au sein de différentes instances internationales et européennes.

Migration, réseaux de compétences et attachement à la patrie

El Bibane TV : Malgré votre parcours professionnel en France et en Europe, votre présence en Algérie s’est maintenue à travers les conférences et l’encadrement des étudiants et des chercheurs. Pourquoi avez-vous maintenu ce lien avec l’Algérie ?

R. Dr Malek Bouallam : Ma première motivation est la dimension humaine et spirituelle en tant que « sadaqa jariya », en plus de ma conviction et de mon désir que l’Algérie soit pionnière à l’échelle régionale dans ce domaine.

El Bibane TV : À travers votre expérience, pourquoi le chercheur algérien quitte-t-il le pays ? Le problème réside-t-il dans les compétences elles-mêmes ou dans l’environnement qui est censé les accueillir ?

R. Dr Malek Bouallam : La réponse à cette question repose sur plusieurs interrogations liées aux conditions du chercheur. Cette migration s’explique en premier lieu par la recherche constante des chercheurs de meilleures opportunités de formation, par la recherche d’une vie sociale et d’une stabilité financière plus appropriées, ainsi que par le besoin d’un accès plus facile aux références et aux ressources scientifiques.

Ce phénomène n’est d’ailleurs pas propre à l’Algérie. Même les chercheurs européens quittent leurs pays pour se rendre aux États-Unis à la recherche des mêmes conditions !

El Bibane TV : Est-il possible de transformer les compétences algériennes présentes à l’étranger en un réseau scientifique au service de l’Algérie, même sans leur retour permanent ?

R. Dr Malek Bouallam : Certainement. Il existe de nombreux réseaux de compétences scientifiques algériennes dans la diaspora qui s’efforcent de travailler et de contribuer à distance au profit de l’Algérie, et je suis personnellement un membre actif de plusieurs de ces réseaux.

Diagnostic de l’intelligence artificielle en Algérie et vision de l’avenir

El Bibane TV : Si nous comparons l’Algérie à la France et aux États-Unis dans le domaine de l’intelligence artificielle, où se situe le véritable écart : dans le financement, les données, les infrastructures ou dans la manière de gérer la recherche scientifique ?

R. Dr Malek Bouallam : Vous avez identifié avec précision les points essentiels, et je vais les détailler point par point :

J’ajoute à cela le fait que les ingénieurs et les chercheurs en Algérie dépassent souvent les étapes fondamentales, ce qui les conduit à manquer de bases théoriques solides et cohérentes.

J’entends souvent des chercheurs parler de sujets sans en avoir une réelle compréhension des fondements, et traiter les technologies comme des « boîtes noires » sans comprendre ce qu’il y a à l’intérieur.

Le simple fait d’utiliser ChatGPT ne signifie pas maîtriser l’intelligence artificielle ; il faut comprendre que les « données » constituent la colonne vertébrale de l’intelligence artificielle, et que leur classification de manière périodique et répétée constitue la pierre angulaire de l’application de tout modèle réussi.

El Bibane TV : Si l’Algérie voulait passer de l’étape de l’utilisation des technologies d’intelligence artificielle à celle de leur production, quelle serait la première étape qu’elle devrait entreprendre ?

R. Dr Malek Bouallam : La première étape fondamentale de la transformation vers la production de l’intelligence artificielle consiste à améliorer le niveau de formation des ingénieurs et des chercheurs et à traiter les lacunes théoriques dans leurs connaissances, tout en orientant l’attention économique et technique vers la préparation et le nettoyage des données plutôt que de se limiter aux logiciels.

Il faut clairement déterminer les besoins nationaux afin de choisir les solutions appropriées, tout en consolidant la prise de conscience que les données sont au cœur des systèmes d’intelligence artificielle et que leur classification périodique et méthodique constitue l’élément le plus important pour appliquer et construire des modèles intelligents et performants.

El Bibane TV : Compte tenu de votre spécialisation dans le traitement automatique du langage naturel, l’intelligence artificielle est-elle aujourd’hui parvenue à un stade où elle comprend la langue arabe au même niveau qu’elle comprend l’anglais ?

R. Dr Malek Bouallam : L’intelligence artificielle repose essentiellement sur le mécanisme de l’apprentissage et de l’induction et non sur des règles linguistiques strictes. Par conséquent, n’importe quel système peut traiter n’importe quelle langue, quelle qu’elle soit, à condition d’être correctement et intensivement entraîné sur d’énormes quantités de données.

El Bibane TV : Et qu’en est-il du dialecte algérien ? Pouvons-nous parvenir à une intelligence artificielle qui comprend l’Algérien lorsqu’il parle dans sa langue et son dialecte quotidien, et pas seulement en arabe classique ?

R. Dr Malek Bouallam : La même chose s’applique aux dialectes. L’intelligence artificielle ne se préoccupe pas des règles autant qu’elle repose sur l’apprentissage.

Il est donc tout à fait possible de construire un système qui comprend le dialecte algérien courant et ses variantes, à condition de disposer d’énormes quantités de données soigneusement entraînées et classifiées.

El Bibane TV : Si l’Algérie décidait aujourd’hui de développer son propre modèle d’intelligence artificielle au service de l’arabe, de l’amazigh et des dialectes algériens, disposons-nous des compétences et des moyens nécessaires pour cela ?

R. Dr Malek Bouallam : La réalité actuelle indique que les cadres locaux, ingénieurs et chercheurs, manquent encore de bases théoriques solides et d’une expérience pratique suffisante pour relever un tel défi.

Pour développer un modèle propre, ils ont particulièrement besoin de disposer d’énormes quantités de données d’entraînement et, plus important encore, d’activer le processus de classification et d’organisation de ces données de manière périodique et continue afin d’alimenter le modèle avec des connaissances précises.

Médias, être humain et feuille de route pour l’avenir

El Bibane TV : La machine est désormais capable de rédiger des informations, de traduire des articles et de produire des images et des vidéos. Pensez-vous que l’intelligence artificielle menacera le métier de journaliste ?

R. Dr Malek Bouallam : Cette crainte peut être expliquée à travers la « loi/théorie du 80/20 », selon laquelle la machine prend en charge la performance routinière tandis que l’essence humaine reste dans les 20 % restants.

El Bibane TV : Quelle est la chose que le véritable journaliste peut apporter et que l’intelligence artificielle ne peut pas remplacer ?

R. Dr Malek Bouallam : La machine est totalement dépourvue de profondes dimensions humaines que seul l’être humain possède. Elle est incapable de lire le langage corporel et de percevoir les expressions du visage de l’interlocuteur, ou de ressentir l’état émotionnel et psychologique du personnage en face d’elle.

Elle manque également d’un stock de mémoire individuelle, d’expérience de vie et d’expérience émotionnelle riche à partir desquels le journaliste construit sa lecture des événements.

El Bibane TV : Si vous aviez le pouvoir de prendre seulement trois décisions pour développer la recherche scientifique et l’intelligence artificielle en Algérie, quelles seraient les trois décisions que vous prendriez ?

R. Dr Malek Bouallam : Les trois décisions décisives se résument à la nécessité de revoir le système de formation des ingénieurs et des chercheurs afin de combler leurs lacunes cognitives et théoriques, à procéder à des évaluations globales et précises des besoins du terrain afin de garantir le choix des outils appropriés, ainsi qu’à concentrer les efforts et les investissements sur la collecte d’énormes quantités de données d’entraînement et à garantir leur classification et leur organisation de manière régulière et répétée.

El Bibane TV (Belkacem Djebbar) : Votre parcours a commencé à Bordj Ghdir et vous a conduit en France, aux États-Unis et dans le monde de l’intelligence artificielle. Après toutes ces années, quel est le rêve que vous souhaitez encore voir l’Algérie réaliser dans le domaine de la science et de la technologie ?

R. Dr Malek Bouallam : Mon plus grand rêve reste de voir l’Algérie devenir pionnière à l’échelle régionale dans le domaine des technologies modernes, et je suis entièrement disposé à contribuer directement à la réalisation de cet objectif.

Cependant, la concrétisation effective de cette ambition exige de travailler à l’amélioration de la qualité de la formation théorique, au renforcement de l’expérience de terrain, à la mise en place d’une meilleure organisation des projets de recherche et développement, ainsi qu’à l’engagement de chaque individu à accomplir son devoir et les missions qui lui sont confiées de la meilleure manière possible.

Lecture éditoriale des déclarations du Dr Malek Bouallam

À la réflexion sur les thèses du Dr Malek Bouallam au cours de cet entretien, nous constatons qu’elles constituent une feuille de route critique et constructive pour développer le secteur de la technologie et de l’intelligence artificielle, et les principaux axes peuvent être résumés comme suit :

1. La philosophie de l’intelligence artificielle : les données avant les logiciels

Le Dr Malek considère que la compréhension dominante de l’intelligence artificielle au niveau local est marquée par une perception superficielle, le domaine étant parfois réduit à l’utilisation d’outils et d’applications prêts à l’emploi tels que ChatGPT.

Il affirme que la véritable différence entre le développeur superficiel et le spécialiste compétent réside dans la manière de considérer les « données » comme une matière première et fondamentale, puisque la classification et la purification des données de manière périodique et méthodique sont ce qui fait la différence dans la construction de véritables modèles intelligents capables de comprendre l’arabe ou les dialectes locaux.

2. La crise de la formation théorique et le phénomène de la « boîte noire »

Cette déclaration met en évidence un problème académique et technique qui réside dans la tendance de certains chercheurs et ingénieurs à dépasser les étapes fondamentales des sciences et à traiter les algorithmes comme des « boîtes noires » qui sont utilisées sans compréhension profonde des mathématiques et des fondements théoriques sur lesquels ils reposent.

Le chercheur considère que le traitement de cette lacune dans les connaissances constitue la première étape pour construire une base de compétences capable d’innover et non seulement de consommer.

3. L’environnement de recherche et la flexibilité dans la gestion des risques

Bouallam compare le modèle européen de recherche au modèle américain, expliquant que la réussite de l’expérience américaine est liée à une culture de la « prise de risque » (Risk-taking), où l’échec d’un projet technologique est considéré comme une partie naturelle du processus d’apprentissage et de développement, avec la mise à disposition d’un environnement matériel qui libère le chercheur des détails de la vie quotidienne afin qu’il puisse se consacrer à la créativité.

4. La dimension humaine du journalisme à l’ère de l’intelligence artificielle

Malgré le développement considérable du résumé automatique et de la génération de textes, le chercheur rassure les journalistes en affirmant que l’intelligence artificielle ne remplacera pas l’élément humain ; la machine est dépourvue de « l’esprit humain » et ne peut pas interpréter les émotions, comprendre le langage corporel ou prendre des positions fondées sur l’expérience et le vécu accumulés du journaliste.

5. La stratégie de mobilisation des compétences à l’étranger (Brain Gain)

Le chercheur considère que servir la patrie ne nécessite pas nécessairement un retour physique permanent. Il est possible d’organiser la diaspora scientifique à l’étranger en réseaux de communication et de travail à distance afin d’encadrer les chercheurs, de transférer les expériences acquises et d’orienter les stratégies de recherche scientifique pour contribuer au développement du pays.

Cet entretien enrichissant avec le Dr Malek Bouallam nous place devant une réalité évidente : le leadership technologique et régional de l’Algérie n’est pas un rêve impossible. C’est un objectif réalisable s’il est accompagné d’une véritable volonté et d’une méthodologie scientifique correcte.

Le véritable défi ne réside pas dans l’importation des outils technologiques les plus récents, mais dans la construction d’un citoyen chercheur disposant de solides bases théoriques, dans l’attention portée aux données locales et à leur classification, ainsi que dans la possibilité donnée à l’initiative et à la prise de risque scientifique.

Le parcours du Dr Bouallam, de Bordj Ghdir aux grandes institutions internationales, demeure une source d’inspiration pour la nouvelle génération d’ingénieurs et de chercheurs algériens afin de croire en leurs capacités et de contribuer à la construction de l’avenir.

 

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